3/2, 4/4 ou 1/2 Moyenne ?

3/2, 4/4 ou 1/2 Moyenne ?
Elles posent des questions bizarres les filles de l'usine, elles vous regardent d'un air sérieux, "Tu préfères bosser avec la 3/2, la 4/4 ou la 1/2 Moyenne ?" comme si leur vie en dépendait. Elles sont jolies pourtant, elles ont les mains délicates et désséchées dont les ongles longs et vernis pour les plus coquettes accueillent toute une foule de crasse. Gloire aux chaînes trop rapides grâce auxquelles tout coup de pattes est le bienvenu ! Mes collègues sont des personnes intelligentes, elles sont des êtres d'exception pour qui la scie et la raie forment un harmonieux et mignon petit couple de lesbiennes. Elles sont futées mes collègues, elles vous regardent de travers quand vous faîtes une bêtise et vous sourient quand elles ont besoin d'être remplacées. Elles vous traitent de cinglées pour un rire trop sonore, une joie de vivre trop prononcée, elles ont raté leur vie et oublient parfois que j'ai tout le temps de réussir la mienne. Elles sont mariées, changent les couches de leurs progénitures dont on connaît en détails les 4 ans de vie et trient des carottes pour payer leur loyer. Et elles rentrent chaque soir dans le château de la princesse qui traîne la même fatigue de fille blasée pour finalement vivre leur conte de fée. Elles vivent dans le bruit, mes princesses, entre les cancans au fumoir aux heures de pointe et les grognements assourdissants des monstres de l'industrie qui laissent peu de place aux rêves. "Soyez BAB. Bouchon Anti Bruit." Connasse, ils tiennent pas tes boules-caisse. Elles ponctuent leurs phrases de "Bordel !" de "Nom de dieu" et autres métaphores. Elles sont éfficaces les filles de l'usine, elles rangent des boîtes de conserve, rangent des boîtes de conserve, rangent des boîtes de conserve...
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# Posté le jeudi 09 juillet 2009 18:37

"Tout est là mais rien n'est encore là." Marguerite Duras.

"Tout est là mais rien n'est encore là." Marguerite Duras.
J'ai les cheveux en bataille et le maquillage qui coule. Mon visage est un brouillon de souvenirs qui s'entassent et qui s'emmêlent, d'échecs qui s'entrecoupent. C'est trop tard pour avoir les larmes aux yeux, il fallait pleurer au temps voulu, là où tout pouvait encore changer. J'ai tout oublié il y a longtemps déjà, je m'en souviens encore mais je ne regrette rien. De mes excès de naîveté, de jalousie, de bêtise je ne regrette rien. J'ai souffert parfois, des autres, de moi-même aussi, à force de risques et de spontanéité mais j'ai vécu, comme une dingue passionnée j'ai vécu, d'amour et de folie et de rires dans l'éclat d'une vie brouillonne dont les ratés me font baisser la tête encore, malgré tout, malgré toi, malgré nous, maglré tous ceux qui sont encore là et qui rient de me voir heureuse et qui sont eux-mêmes heureux et qui me laissent penser que j'y suis peut-être pour quelque chose et à qui j'aimerais gueuler de ma plus belle voix déraillée que tous mes sourires sont le reflet de leur âme qui malgré la longueur de ma phrase aussi brouillone que le reste ne trouvera jamais d'égale tant elles sont grandes, tant elle sont belles, tant je les aime, tant je les trouve jolies dans ma petite tête sadique qui vibrent aux notes de Larukétanou qui chante au nom de l'amour, de la vie d'une seule voix et croyez moi c'est la plus belle des voix de rue dont la douceur de la guitare vous glisse jusqu'aux oreilles bercées par la poésie d'une histoire et qui pleure la douleur en chantant.
# Posté le vendredi 19 juin 2009 08:25

Le temps des souvenirs.

Le temps des souvenirs.
Il pleut. Sur mes souvenirs, il pleut, sur le nostalgie qui roule sur mes joues. On s'aimera autrement, comme tous ceux qui se sont quittés. J'ai voulu écrire il y a quelques semaines, queles jours. Tout était trop loin, trop flou. J'ai trouvé les sentiments sur lequels poser mon histoire, l'histoire sur laquelle poser mes larmes et le moment pour liquider mon échec.
# Posté le mercredi 10 juin 2009 08:18

Le néant, le désert, le trou noir, le coma intellectuel, le vide intersidérale.

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Comment expliquer un trou noir autrement que par une page blanche ?
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# Posté le vendredi 05 juin 2009 16:16

Le temps des conclusions.

Le temps des conclusions.
Cher prof de français, adepte de Rimbaud et de philosophie, qui m'a enseignée la définition du style et sans qui j'aurai ignoré l'animalité de chaque homme en société, qui m'a éclairée sur la tentation d'être Dieu de tout écrivain dont le problème est inévtiable, qui nous a livré que la poésie était un moyen magique de retrouver quelqu'un,

Je vous remercie pour vos fantaisies de langage qui nous auront valu quelques franches marrades. Zola était un révolté, Duras une exhibitionniste, les 1ères L en sont devenus fous et c'est un vrai plaisir.
# Posté le vendredi 29 mai 2009 16:10